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لقاء الأدب 1 – قسم اللغة الفرنسية

Les cafés littéraires comptent s’installer comme tradition au département de français de l’Université de Blida 2 et ce grâce au club culturel Les inoubliables qui anime la vie universitaire et la sort de la monotonie des cours et des examens. Le principe de ces cafés : inviter un écrivain, l’écouter parler de son œuvre et de son évolution, de son expérience et de ses choix dans l’écriture, de son aventure dans le monde de l’édition, puis le livrer à un public avide de lecture pour qu’il débatte avec lui autour de l’univers merveilleux de la littérature.

Samir Toumi a été l’invité du 1er  Café littéraire de l’année. C’est un écrivain algérien d’expression française qui a fait ses preuves pas dans le monde de l’écriture. Il est l’auteur de deux romans, en l’occurrence  Alger, le cri  et  l’Effacement, édités chez Barzakh en 2013 et 2016.

Voulant assurer un cadre convivial à et interactif à cette rencontre, les organisateurs ont choisi de l’héberger dans la bibliothèque de la Faculté des Lettres et des Langues. Tout s’y prête à attiser l’envie des férus de la littérature : les rayonnages supportant des quantités importantes d’ouvrages de différentes spécialités, l’odeur exceptionnelle des livres dont seuls les amoureux du papier peuvent se réjouir,  le calme de ce lieu presque sacré dont l’espace, assez réduit, a imposé aux personnes présentes de se serrer les coudes, ce qui assure davantage de quiétude et de chaleur humaine.

C’est Mme Bekkat Amina, professeure de littérature au département de français, qui a ouvert la séance. Elle a présenté l’auteur et son œuvre en mettant l’accent sur son expérience d’écriture, sur l’émergence de cette écriture et ses thèmes de prédilection. Elle a procédé ensuite à la modération du débat en donnant la parole tantôt aux participants (étudiants et enseignants), tantôt à l’auteur. Par moments, elle lisait des passages des romans pour illustrer les idées évoquées par l’assistance.

Les questions posées ont conduit l’auteur à parler du contenu de ses deux romans. Il a affirmé qu’Alger, le cri était une autofiction. Son narrateur, qui n’est autre que l’auteur, se cherche dans cette ville de tous les extrêmes avec laquelle il entretient des rapports à la fois fusionnels et névralgiques.

Toutefois, avec L’Effacement, Samir Toumi tient à souligner la distance. En évoquant son narrateur, l’auteur tenait à préciser : « ce n’est pas moi ! Il porte peut-être une partie de moi, mais ce n’est pas moi ». Cet ouvrage mettant en scène un personnage qui, à un moment de son existence, n’arrive plus à voir son reflet dans le miroir, a suscité beaucoup d’intérêt dans l’assistance. Son caractère fantastique nous a fait penser au Horla de Maupassant, à La Moustache de Carrère, à La Nausée de Sartre, mais aussi, chez les étudiants, à certaines séries télévisées et autres films d’horreur. L’auteur ainsi que les personnes qui ont lu le roman ont expliqué qu’il s’agit là d’une métaphore, celle de l’effacement d’une génération face à celle des ancêtres qui a donné pour sacrifice sa vie et dont le poids devient oppressant pour celles qui lui ont succédé, dont le sacrifice ne pourra jamais égaler le sien.

La générosité de Samir Toumi, sa disponibilité et son caractère détendu ont fait de cette rencontre un moment exceptionnel de partage.

 Cette manifestation a permis aux étudiants du département de français de se rapprocher d’un jeune écrivain et de discuter avec lui autour de leur passion pour la littérature, d’autant plus que certains d’entre eux ont quelques modestes expériences d’écriture.

Suivent quelques photos représentant les grands moments de la rencontre.

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